La plupart des familles qui nous appellent viennent de passer une porte qu'elles n'avaient pas franchie depuis longtemps. La réaction est presque toujours la même : de la sidération, puis de la culpabilité de ne pas avoir vu plus tôt. Ce n'est pas un défaut de vigilance. Une accumulation s'installe lentement et s'organise pour ne pas se voir.
La première chose à savoir est qu'un logement, même très encombré, appartient à celui qui y vit. Sauf tutelle ou curatelle, personne ne peut décider à sa place. Une intervention réussie commence donc par un accord, pas par une opération éclair pendant une hospitalisation. Nous avons vu ce que produit un logement vidé sans l'accord de l'occupant : la reprise de l'accumulation, souvent plus rapide qu'avant.
Notre rôle s'arrête au bâti. Pour la situation de la personne elle-même, les interlocuteurs sont le CCAS de l'arrondissement, le service social de secteur, le médecin traitant. Nous vous indiquons vers qui vous tourner, et nous savons travailler en parallèle de ces services.